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Change to Civil and Commercial Proceedings Une nouvelle obligation en procédure civile et commerciale

April 23, 2015

English | Français

A new obligation requires parties to seek amicable resolution to a dispute before referring it to the court.

A New Obligation Entered into Force on 1 April 2015

Since 1 April 2015, parties to a civil or commercial dispute are encouraged to seek an amicable settlement before they refer the matter to a judge (decree of 11 March 2015 (No. 2015-282)).

Hence, Article 56 of the French Civil Procedure Code, amended by Article 18 of said decree, now provides that “unless a legitimate reason is provided with respect to urgency or to the matter at issue, in particular when it concerns public policy, the summons shall also specify the steps taken with a view to reaching an amicable resolution of the dispute”. The same requirement also applies to other referral methods, such as petition and statement (Article 19 of the decree).

Consequently, except in certain cases (mainly related to urgency or public policy), parties must have attempted to resolve their dispute amicably before serving a summons, which must mention the attempted amicable settlement.

No Sanction Imposed

However, this new obligation is not subject to an actual sanction since non-compliance therewith does not entail invalidity of the summons but merely confers on the judge the ability to “propose to the parties a conciliation measure” (new Article 127 of the French Civil Procedure Code).

The Requisite Adaptation

To avoid delaying proceedings, a claiming party will need to ensure that it complies with this obligation and should include an indication of that compliance in its formal notice. The party should also have its lawyer conduct discussions to protect the party from confidentiality issues and to ensure that the settlement negotiations (should they fail) are not disclosed in the context of the subsequent judicial proceedings.

Practical Recommendations


To reconcile the obligations under the decree and the confidentiality requirements, a creditor party should use the following wording in its formal notice: “We are not opposed to an amicable resolution of our dispute and propose, to this end, that your counsel liaises with ours, the contact details of whom are indicated below. Please note that, in the absence of response within [8 or 15 days—indicative time limit], we will consider that you refuse any amicable settlement”.

Likewise, the lawyer’s formal notice that may follow will state that “In accordance with Articles 56, 58, and 217 of the French Civil Procedure Code, we are at your counsel’s disposal for any meeting that he or she may wish with a view to reach an amicable resolution of this dispute. Please note that, in the absence of response within [8 or 15 days—indicative time limit], we will consider that you refuse any amicable settlement”.

Contacts

If you have any questions or would like more information on the issues discussed in this LawFlash, please contact any of the following Morgan Lewis lawyers:

Paris
Alexandre Bailly
Xavier Haranger



L’obligation de tenter de résoudre amiablement un litige avant d’assigner.

Une nouvelle obligation entrée en vigueur le 1er avril 2015

Depuis le 1er avril 2015, les parties à un litige civil ou commercial sont incitées à recourir à la résolution amiable avant de saisir le juge (décret du 11 mars 2015 (n°2015-282)).

Ainsi, l’article 56 du Code de procédure civile, modifié par l’article 18 dudit décret, prévoit désormais que « sauf justification d’un motif légitime tenant à l’urgence ou à la matière considérée, en particulier lorsqu’elle intéresse l’ordre public, l’assignation précise également les diligences entreprises en vue de parvenir à une résolution amiable du litige ». Il en est de même pour les autres modes de saisine que sont la requête et la déclaration (article 19 du décret).

En conséquence, sauf exception (principalement liée à l’urgence ou à l’ordre public), les parties devront avoir tenté de résoudre amiablement leur différend avant de signifier une assignation, laquelle devra faire référence à cette tentative de solution amiable.

L’absence de sanction

Cette nouvelle obligation n’est toutefois pas assortie d’une réelle sanction puisque son irrespect n’entraîne pas la nullité de l’assignation mais confère simplement au juge la faculté de « proposer aux parties une mesure de conciliation » (nouvel article 127 du Code de procédure civile).

La nécessaire adaptation

Pour éviter de retarder la procédure, la partie demanderesse aura intérêt à veiller au respect de cette obligation et sera avisée d’insérer, dans sa mise en demeure, une mention-type en ce sens.

La partie, toujours bien avisée, confiera à son avocat le soin de mener les pourparlers afin que ceux-ci soient couverts par la confidentialité et que le détail des négociations transactionnelles (si elles achoppent) ne puisse être dévoilé dans le cadre de la procédure judiciaire ultérieure.

Recommandations pratiques

Pour concilier les exigences du décret et les impératifs de confidentialité, nous recommandons à la partie créancière d’utiliser, dans sa mise en demeure, la formule suivante : « Nous ne sommes pas opposés à un règlement amiable de notre différend et proposons, à cette fin, que votre conseil prenne attache avec le nôtre, dont vous trouverez les coordonnées ci-après. Nous vous précisons qu’à défaut de réponse sous [huitaine ou quinzaine - délai indicatif], nous estimerons que vous refusez toute solution amiable».

De même, la mise en demeure d’avocat qui pourra suivre précisera que « Conformément aux articles 56, 58 et 217 du Code de procédure civile, nous nous tenons à la disposition de votre conseil pour tout entretien qu’il pourrait souhaiter en vue d’une résolution amiable du présent litige. Nous vous précisons qu’à défaut de réponse sous [huitaine ou quinzaine - délai indicatif], nous estimerons que vous refusez toute solution amiable ».

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Pour toute question ou demande d’informations sur le sujet développé dans ce LawFlash, n’hésitez pas à contacter :

Paris
Alexandre Bailly
Xavier Haranger